« En Iran : Les Bahà’is, une communauté en danger ». Article du site « Fait-Religieux.com ».

Veuillez trouver, ci-dessous, un intéressant article paru sur le site

Avec mes chaleureuses salutations bahá’ies,

Rochan MAVADDAT

15-21.

http://www.fait-religieux.com//en-iran-les-baha-is-une-communaute-en-danger-1

En Iran, les baha’is, une communauté en danger

Julien Vallet | le20.11.2013à 08:00

Cet article a été publié dans le Fil Expert le 11 novembre 2013.

Une communauté internationale

Aujourd’hui, les baha’is se flattent d’être présents sur les cinq continents, dans 180 pays, et de représenter 2.100 groupes ethniques. En France, on en compte environ 5.000, principalement concentrés en région parisienne dans les grandes villes de province. Les baha’is ne comptent cependant pas plus de sept lieux de culte dans le monde, au Panama, en Australie, ou encore à Francfort, plus un autre en construction au Chili. Les « Maisons d’adoration » bahà’ies, comme on les appelle, sont toutes construites selon le même modèle : neuf entrées qui représentent les neuf grandes traditions religieuses dont se réclame le baha’isme, à l’intérieur une simple calligraphie en persan avec le nom de leur fondateur, et surtout, une absence totale de décorations. L’un des plus grands d’entre eux, le « Temple du Lotus » situé à New Delhi, en Inde, est particulièrement connu des touristes et très visité – ce qui a tendance à faire oublier la situation dramatique dans laquelle vit la communauté dans son pays d’origine [l'Iran].

Le 24 août dernier, le corps d’Ataollah REZVANI, marié et père de deux enfants, était retrouvé dans sa voiture près d’une gare, dans la ville portuaire de Bandar Abbas, au sud de l’Iran, une balle dans la tête. Peu de temps auparavant, l’homme avait reçu des menaces. Motif ? Comme plusieurs centaines de milliers de ses compatriotes, Ataollah était bahai, religion née au 19e siècle en Iran et qui compterait aujourd’hui entre 5 et 7 millions de fidèles dans le monde. A plusieurs reprises au cours de sa vie, il avait dû subir, comme la plupart de ses correligionnaires, des persécutions en raison de sa foi : renvoyé de l’université, licencié de son travail, menacé par des agents des forces iraniennes… Ces dernières années, des membres du clergé chiite de la ville avaient prononcé des prêches haineux contre les bahais. Le cas d’Ataollah REZVANI est emblématique de la situation des bahais en Iran, pays où ils doivent subir réprobation sociale et persécutions continuelles, et ce pratiquement depuis l’avènement de leur foi il y a un peu plus d’un siècle.

Le bahaïsme est un monothéisme qui s’inscrit dans la continuité des grandes traditions religieuses. Il a fait son apparition en 1844 sous l’impulsion d’un jeune marchand de Shiraz, dans le sud de l’ancienne Perse, qui se fait appeler le Bâb – ses premiers adeptes s’appelleront d’ailleurs les babis. Dans le contexte de l’époque, ses idées sont plutôt radicales et imprègneront profondément la réforme constitutionnelle de 1906 : stricte égalité homme-femme, unité du genre humain – tout en reconnaissant sa diversité -, insistance sur l’éducation, relativité de la vérité, même religieuse. Le succès est immédiat : des milliers de Persans se convertissent. L’absence de véritable clergé, le rejet des prescriptions alimentaires et l’émancipation des femmes – dispensées du voile islamique, ainsi que l’élection démocratique de neuf représentants pour chaque pays où le bahaisme est présent, suscitent la méfiance d’une partie de la population. Le contrecoup arrive à peine cinq ans plus tard : un pogrom, le premier que subira la communauté, fait 20.000 morts, et le Bâb est exécuté en 1850. L’un de ses disciples reprend alors le flambeau, et se fera appeler Baha’u’llah, littéralement « gloire à Dieu », terme qui donnera son nom aux futurs fidèles : les baha’is.


Soupçonnés d’espionner au profit d’Israël

Au terme de près de quarante ans d’exil et de persécutions, Baha’u’llah, qui aura successivement vécu à Bagdad, Istanbul et Andrinople (Edirne en Turquie), s’éteint à Akka, plus connu en France sous le nom de Saint-Jean d’Acre, dans l’actuel Israël, où il est enterré sur le Mont Carmel conformément à son voeu. Le culte baha’i a installé son siège mondial sur une hauteur de la ville de Haïfa, une localisation qui coûte désormais très cher aux baha’is, régulièrement accusés en Iran d’« espionnage au profit d’Israël » ou plus fréquemment d’« atteinte à la sûreté de l’État ».

Le Centre Mondial Baha’i, à Haïfa, en Israël. (Photo : J.V.)

Les baha’is sont estimés à 300.000 en Iran – sur près de 80 millions d’habitants – ce qui fait d’eux la principale minorité non-musulmane du pays. La liste des vexations auxquelles ils sont soumis est sans fin. Contrairement aux chrétiens, aux juifs, et même aux zoroastriens, la religion originelle de l’Iran supplantée par l’islam, les baha’is n’ont aucun statut garanti par la Constitution, parce que leur religion est postérieure à l’islam et que ses premiers adeptes sont nés musulmans, une religion qu’ils ont ensuite reniée. Or, l’apostasie est considéré comme un crime très grave en islam, parfois passible de mort. Ils sont donc considérés comme des « infidèles sans protection », de sorte que leurs mariages, par exemple, ne sont pas reconnus… Leur inscription à l’université est systématiquement refusée au motif que leur dossier est « incomplet », et lorsqu’ils sont identifiés comme baha’is, ils sont exclus de l’université, parfois même à un semestre de leur diplôme.


Surenchère lors des élections

Les élections présidentielles successives, de 2005, 2009 et 2013 ont été l’occasion d’un déferlement de haine à leur encontre, activement relayé par des médias proches du pouvoir, tels que le quotidien Kayhan ou l’agence officielle Iranian Qu’ran News Agency (IQNA) qui place le bahaisme dans le même sac que le satanisme. En 2013, 115 bahais sont toujours détenus en Iran pour des motifs tels que « espionnage » ou « formation d’une secte illégale ». Parmi eux, sept de leurs neuf représentants, emprisonnés depuis 2008 et condamnés à vingt ans de réclusion.

Les baha’is ne trouvent même pas de salut dans la mort. Les pierres tombales leur sont interdites, ce qui les empêche d’identifier leurs défunts. Leurs cimetières, lorsqu’ils ont la chance d’en posséder, sont sytématiquement profanés, voire détruits. En 1993, les baha’is ont ainsi vu les bulldozers raser une section entière de leur cimetière de Téhéran pour y permettre la construction d’un centre culturel musulman. Au total, près de 15.000 tombes ont disparu dans l’opération. A intervalles réguliers, des personnalités importantes de la communauté sont envoyées en prison, torturées puis sommairement exécutées, en général pendues. Cela sera le cas en 1992 avec l’exécution d’un homme d’affaires de Téhéran, Bahman Samandari, juste au lendemain de son arrivée dans la prison d’Evin, puis en 1998, avec l’exécution tout aussi brutale d’un autre homme, Ruhu’llah Rawhani.

Un nouveau génocide ?

Les baha’is sont cibles de persécutions depuis le 19ème siècle. L’instauration d’un régime théocratique n’a fait qu’empirer les choses, même si la situation s’était déjà dégradée auparavant. Depuis 1978, soit un an avant la Révolution islamique, environ 200 bahais ont été exécutés par le régime, qui les a parfois accusés au début d’être des agents du SAVAK, le service de renseignement du Shah, de sinistre mémoire. L’action de répression la plus spectaculaire a lieu en 1983, quand dix jeunes filles, dont deux mineures, sont exécutées par le régime, avec pour seul crime d’avoir enseigné à des enfants baha’is.

Dévoilé en 1993, tenu secret jusqu’alors, un mémorandum signé de la main même du président de l’époque, Ali KHAMÉNEI, décrit en détail les mesures à prendre pour régler« la question baha’ie », une terminologie qui n’est pas sans rappeler celle utilisée par les nazis. Cette analogie n’échappera d’ailleurs pas au New York Times qui titrera sur « les lois de Nuremberg de l’Iran ».

La communauté internationale alarmée

Face à cette menace, la communauté internationale s’est alarmée du sort des baha’is et a, à plusieurs reprises, rappelé l’Iran à l’ordre – la dernière fois en mars 2013 quand un rapporteur de l’ONU a exhorté le pays à « honorer ses engagements » en matière de liberté de culte.

Dans un discours prononcé en 2011 devant le Sénat canadien, Roméo Dallaire, ancien commandant de la force d’intervention de l’ONU au Rwanda, dressait un parallèle avec le génocide dont il avait été témoin en 1994 et estimait que les conditions étaient réunies pour un autre génocide, celui des baha’is, en Iran. Elu en juin dernier, le nouveau président iranien, Hassan ROHANI, présenté comme le candidat des modérés et conservateurs, a promis que sa « nouvelle charte des droits humains » ne ferait pas de discriminations sur la base de la religion.

Les baha’is attendent toujours de voir !

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Émission en Arabe, par la B.B.C., concernant la Fête de Riḍván.

Pour votre information – mais surtout pour vos amis arabophones non-Bahá’is –

je vous transmets, ci-dessous, le lien pour une émission diffusée en arabe,

par la chaîne britannique B.B.C., à l’occasion de la "Fête Suprême de Riḍván".

Bien amicalement,

Rochan MAVADDAT

Arabic BBC announces the Feast of Ridván.

http://www.bbc.co.uk/arabic/multimedia/2013/05/130502_bahai_anniversary_haifa.shtml

14-17b

Vraiment sans regrets !!

C’est vraiment sans regrets que nous quittons l’Année 2013.

À cette occasion, je vous suggère de visionner cette vidéo, sans prétention,

qui, en 4 minutes, montre quelques épisodes de notre vie sur Terre.

Cliquer sur :

http://iranian.com/main/blog/ramona/images-can-shock.html

Lorsque vous serez sur le site de "Iranian.com", cliquer sur l’image.

Amicalement, Rochan MAVADDAT

Vidéo par Gioacchino Petronicce

Musique par Max RICHTER. 2011

Envol vers le Royaume de Dieu de William DANJON, « Chevallier de Bahá’u’lláh »

Veuillez trouver ci-dessous la version française d’une communication faite
par le Département du Secrétariat de la Communauté Bahá’ie d’Espagne
concernant l’envol pour le Royaume d’Abhá d’un ami de longue date, très cher
pour moi : William, M. DANJON-DIEUDONNÉ, un fervent Bahá’i, "Chevalier de
Bahá’u’lláh".
Que Dieu l’accueille dans Son Royaume et donne bénédiction et sérénité à son âme !

Amicalement, Rochan MAVADDAT

Ci-joint : Un article "In Memoriam" paru dans le journal où il travaillait. 15-21..

C’est avec une profonde tristesse que nous vous transmettons l’information
reçue de la Communauté Bahà’ie de la Principauté d’Andorre concernant le
décès de Monsieur William, M. DANJON-DIEUDONNÉ, à l’âge de 89 ans.

"William Danjon Dieudonné est né à Paris le 22 Avril 1924, au sein d’une
famille très aisée. De père français et de mère américaine, il reçut une
éducation privilégiée.

Il a effectué des études universitaires dans le domaine du Journalisme à
Copenhague (Danemark) ou il s’est approfondi sur la Foi Bahá’ie et la
acceptée. Un an après, il a participé à la Conférence européenne pour la
Croisade Mondiale du Bien-Aimé Gardien a Stockholm (Suède). Sa décision
d’aller à la Principauté d’Andorre a été prise après la réunion dans
laquelle la Main de la Cause, Dr. Ugo Giachery, a communiqué le désir du
Gardien d’ouvrir des territoires vierges dans différentes parties du monde.

Il s’installa donc à Andorre en Octobre 1953, et depuis – à part une période
de quelques années où il fut le Responsable de la "Maison de la Principauté
d’Andorre" à Paris – il y vécut continuellement. Il devint donc le
"Chevalier de Bahá’u’lláh" [étant le premier Bahá'i à s'installer dans ce
pays] et fut un fidèle pionnier à Andorre. Il y travailla dans différents
postes administratifs de la Principauté d’Andorre et, vers la fin de sa vie,
il était journaliste dans le journal " Diari d’Andorra", essayant, par ce
biais, de proclamer la Foi de Bahá’u’lláh.

En tant que membre de l’Assemblée Spirituelle Locale de "Andorra – La
Vella", il a toujours utilisé ses contacts afin de défendre dignement la Foi
Bahá’ie

Il est décédé le 6 Février 2014, à l’âge de 89 ans.

Que Dieu accueille son âme et accélère son progrès spirituel."

A todos los Bahá’ís de España

Queridos amigos:

Con profunda tristeza compartimos con ustedes la nota de la Comunidad Bahá’í
de Andorra sobre el fallecimiento del Sr. William Danjon a los 89 años de
edad.

“William Danjon Dieudonné nació en París Francia el 22 de Abril de 1924 en
el seno de una familia muy acomodada. De padre francés y madre
norteamericana recibió una educación privilegiada. Cursó sus estudios
universitarios, rama de periodismo, en Copenhague (Dinamarca) donde
profundizó sobre la Fe y la abrazó. Al año de aceptar la Fe participó en la
conferencia europea del lanzamiento de la Cruzada Mundial del Bienamado
Guardián en Estocolmo, (Suecia).Su decisión de ir como pionero al Principado
de Andorra surgió tras la sesión en la que la Mano de la Causa Dr. Ugo
Giachery comunicaba los deseos del Guardián de abrir territorios vírgenes en
diferentes partes del mundo., Su traslado se materializó en octubre de 1953
y desde entonces (salvo el lapsus de unos años de la década de los sesenta
que servía como responsable de Casa de Andorra en París) estuvo allí. Fue
Caballero de Bahá’u’lláh y pionero fiel en Andorra. Desde sus distintos
puestos en la administración andorrana y en la etapa final en el Diario de
Andorra, siempre ayudó a la proclamación de la Causa. Como miembro de
nuestra AEL de Andorra la Vella siempre utilizó sus contactos para la mayor
y más digna defensa de la Fe. Murió a la avanzada edad de 89 años el pasado
6-02-2014. Que Dios acoja su alma y acelere su progreso espiritual.”

Les solicitamos que se unan a las oraciones de la Asamblea Espiritual
Nacional por el progreso del alma de este creyente y el avance de la Fe en
nuestra comunidad hermana de Andorra.

Con amor,

Nuria Vahdat Owrang

Departamento de Secretaría

Comunidad Bahá’í de España

Para darse de baja de esta lista de correo electrónico, pincha aquí:
http://bahai.es/cgi-bin/dada/mail.cgi/ur/creyentes/jlfanlo/ono.com/

Obituario – Diari Andorra.pdf

Manifestation inter-religieuse et multiculturelle au Centre Bahà’i de Nice. 2014.

Compte-rendu d’une manifestation inter-religieuse et multiculturelle,

à l’occasion de la "Journée Mondiale de la Religion",

au Centre Bahá’i de Nice (France).

–––––––––––––––––––––––––––

C’est dans une ambiance très chaleureuse, et dans une salle comble, qu’une manifestation inter-religieuse et multiculturelle a été organisée, au Centre Bahá’i de Nice (24 Rue Maréchal Joffre), le Dimanche 19 Janvier 2014, à l’occasion de la "Journée Mondiale de la Religion", avec la participation du Rabbin Claude LAYANI, de l’Association ‘‘Fleurs de Vacuité’’ pour le Bouddhisme, du Père Jean PHILIPPE, Professeur de Théologie. Ancien Directeur de la Bibliothèque et des Archives du Diocèse de Nice, mandaté par l’Évêché, de l’Imam Abdel-Kader BENEDDINE pour l’Islam, et de M. Rochan MAVADDAT (Secrétaire Général du Centre Bahá’i de Nice) pour la Foi Bahá’ie.

Cette réunion fut présidée et animée par Mme Esther ZANA-NAU, membre du Conseil National des Bahá’is du Luxembourg.

M. Christian ESTROSI, Député-Maire de Nice, n’avait pu se faire représenter par l’un de ses Adjoints, néanmoins, le Cabinet de M. le Maire a eu l’amabilité de prier M. Hubert TASSY – Secrétaire Général de "Alpes-Maritimes Fraternité", instance de dialogue inter-religieux créée par Monsieur ESTROSI – d’assister à cette manifestation.

Madame Maty DIOUF, Conseillère Municipale, Chargée de de la Lutte contre les Discriminations, au sein de la Municipalité de Nice, quant à elle, a envoyé un message de soutien à cette manifestation, indiquant :

« Je suis au regret de vous informer que je ne pourrai assister à cette merveilleuse manifestation porteuse d’espoir et de multi-culturalités, Monsieur le Député-Maire m’ayant missionnée afin de le remplacer à l’étranger et d’y représenter la Ville de Nice.

Monsieur le Secrétaire Général, je suis doublement peinée car c’est un combat que je mène à vos côtés de manière incessante.

Je souhaite une pleine réussite à cette Journée, vous réitérant mes civilités et mon amitié. »

Les Représentants des Confessions participantes.

– Déroulement de la manifestation :

Les Représentants des 5 religions, mentionnées ci-dessus, présentèrent chacun un texte imprégné d’amour et d’ouverture à l’autre et entonnèrent prières et chants qui, chacun à leur manière, touchèrent le cœur des participants.

Après le Rabbin LAYANI, qui fit un brillant exposé rassemblant dans un même dessein « toutes les religions abrahamiques et les autres convictions religieuses », les représentants de l’Association « Fleurs de Vacuité » présentèrent brièvement la vie de Gautama le Bouddha et chantèrent un "Sutra sur l’Amour" en français et en sanscrit.

Père Jean PHILIPPE

Quant au Père Jean PHILIPPE, après avoir lu et commenté quelques versets d’Isaïe, il fit un commentaire sur un documentaire sur la Terre Sainte, "De Tel Aviv à Jéricho", diffusé dans l’émission "Échappées Belles" de la télévision ‘‘France 5’’ :

« …J’ai regardé, hier soir, à la télévision – dit le Père PHILIPPE – une émission consacrée à tout le pays qui s’étend de Saint-Jean d’Acre au Néguev (…). Je tiens à ajouter que, dans [ce] reportage télévisé sur l’antique terre d’Israël, une place remarquable a été consacrée au Sanctuaire et Mémorial de nos amis Bahaïs à Haïfa, ce centre de leur foi et de leurs institutions, où repose la dépouille du Précurseur de leur foi, le Bâb, tandis que leur Fondateur, Baha’u’llah, a été enseveli, non loin de là, à Saint-Jean d’Acre où il avait, pendant tant d’années souffert, médité, prié et écrit dans les prisons de Saint-Jean d’Acre. La parole a été donnée à une responsable de la Foi Bahaïe qui a pu exprimer de façon qualifiée l’idéal religieux des amis qui nous reçoivent ici aujourd’hui.

Quand on réfléchit à l’urgence qui s’impose à nous tous de promouvoir, dans notre monde, la compréhension réciproque, le respect mutuel entre les diverses religions, on ne peut que reconnaître la grande contribution de nos amis Bahaïs à cet idéal d’universalisme religieux. Dès le seuil de l’époque contemporaine, dans laquelle le monde se transforme en un unique grand village, leur fondateur, et eux tous à sa suite, ont su témoigner et agir avec conviction et générosité pour faire grandir entre les hommes l’estime des richesses spirituelles dont nos diverses traditions religieuses sont porteuses.

En tant que prêtre catholique dans ce Diocèse de Nice, je veux leur en rendre clairement hommage ici, ce soir… »

Les Représentants du Bouddhisme, du Christianisme, du Judaïsme, de l’Islam et de la Foi Bahá’ie.

L’Imam Abdel-Kader BENEDDINE prit, alors, la parole et chanta, avec une voix émouvante, des versets du Coran.

Enfin, furent lus un texte et une prière tirés des Écrits Sacrés de la Foi Bahá’ie. Le texte, qui concernait la raison de l’existence de différentes religions, dit notamment : "Elles sont toutes issues de la Volonté d’un même Dieu qui révèle, progressivement, la Vérité à l’Homme, suivant les spécificités historico-géographiques et suivant les besoins et la compréhension des êtres humains". Ce sont donc des Messages complémentaires qu’il faut préserver des interprétations humaines et sectaires… ".

– Partie Culturelle et Artistique :

L’Ensemble Vocal Rénanim et l’une des chanteuses lyriques : Laurie JAUFFRET.

Une vingtaine d’Artistes, de toute origine, ont contribué à la Partie multi-culturelle de cette manifestation.

Au programme : Chants religieux bahà’is chantés par le Groupe des Bahá’is de la Côte d’Azur – Elena GOLOMEOVA (Soprano-Colorature, de Macédoine) : mélodies yougoslaves – Marie MYHRBERG (suédoise) : Chant américain : "Légende du Pays aux Oiseaux" et Air extrait de "Faust" de Gounod – Maître Ali SHAÏGAN : Musique iranienne jouée au Santour, instrument de musique iranienne, accompagné par David PEYRIEUX (Percussions iraniennes : Tombak & Daf) – L’Ensemble Vocal RÉNANIM (chants en hébreux) – Faridèh SHAMS : chant en persan accompagnée au piano par Shidan – Mélissa LALIX (Soprano) : un air de Robert Stolz et "Ave Maria" de Cassini. – Isabelle MAGISTRY (Guitare romantique) : Airs extraits des "12 Valses" de Napoléon Coste – Laurie JAUFFRET (Soprano) : "Vocalise" de Rachmaninov et "Le Rossignol" d’Alabiev. Au Piano : Mireille GAUTIER.

– Objectif de la "Journée Mondiale de la Religion" :

L’Histoire démontre le rôle de ferment, “d’élan vital”, des Religions qui sont la cause de la naissance des Civilisations.

Le but de cette "Journée Mondiale de la Religion" (instituée par les Bahá’is en 1950) est de favoriser la concorde et l’harmonie entre les croyants, en faisant prendre conscience aux adeptes de toutes les religions que celles-ci ont une base commune – notamment la croyance en un Principe de Vie et Source d’Amour (appelé communément Dieu), et l’importance donnée à un comportement moral et éthique – qui dépasse les divergences dogmatiques ou de pratiques religieuses.

L’Humanité a des origines communes et une destinée commune : Elle doit donc œuvrer pour tendre vers cette union des peuples et cette unité des consciences prédites dans tous les Écrits sacrés. Un jour viendra où il y aura "un seul troupeau et un seul Berger", prédisait la Bible, tandis qu’on lit dans les Écrits Bahá’is (1863) :

« Si puissante est la Lumière de l’Unité,

qu’elle illuminera la Terre entière !»

Cette manifestation, au Centre Bahá’i de Nice, a permis de démontrer – certes à petite échelle et symboliquement – qu’il est tout à fait possible que des personnes de toutes confessions et d’origine culturelle et ethnique diverse, puissent se réunir dans une ambiance d’amour et de respect mutuels, afin de prier et de faire la fête ensemble…

[ Pour plus d'informations sur la ‘‘Journée Mondiale de la Religion’’ :

www.worldreligionday.org ]

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Informations sur la Foi Bahá’ie : www.Bahai.Fr